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4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi Atteinte musculaire/Rhabdomyolyse : La simvastatine, comme les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, provoque parfois des atteintes musculaires se traduisant par une douleur musculaire, une sensibilité douloureuse ou une faiblesse musculaire avec créatine phosphokinase (CPK) supérieure à dix fois la limite supérieure de la normale (LSN). L'atteinte musculaire prend quelquefois la forme d'une rhabdomyolyse avec ou sans insuffisance rénale aiguë secondaire à la myoglobinurie et de très rares décès sont survenus. Le risque d'atteinte musculaire est accru par une augmentation de l'activité inhibitrice plasmatique de l'HMG-CoA réductase (par exemple des taux plasmatiques élevés de simvastatine et de simvastatine acide), pouvant être dû en partie à des médicaments qui interagissent avec le métabolisme de la simvastatine et/ou les transporteurs (voir rubrique 4.5). Comme avec les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, le risque d'atteinte musculaire/rhabdomyolyse dépend de la dose. Dans une base de données d'essais cliniques 41 413 patients ont été traités par la simvastatine. 24 747 patients (soit environ 60 %) ont participé à des études avec un suivi moyen d'au moins 4 ans. L'incidence des atteintes musculaires a été d'environ 0,03% avec 20 mg/jour, de 0,08 % avec 40 mg/jour et de 0,61 % avec 80 mg/jour. Durant ces essais, les patients ont été soigneusement surveillés et certains médicaments pouvant donner des interactions n'ont pas été autorisés. Dans une étude clinique, dans laquelle des patients avec antécédents d'infarctus du myocarde ont été traités avec 80 mg/jour de simvastatine (suivi moyen de 6,7 ans), l'incidence de la myopathie a été d'environ 1,0 % contre 0,02 % pour les patients recevant 20 mg/jour. Environ la moitié de ces cas de myopathie se sont produits pendant la première année de traitement. Pendant chacune des années de traitement suivantes, l'incidence de la myopathie a été d'environ 0,1 % (voir rubriques 4.8 et 5.1). Le risque d'atteinte musculaire est accrue chez les patients traités par 80 mg de simvastatine, comparé à ceux traités par d'autres statines et dont l'efficacité hypocholestérolémiante sur le cholésterol-LDL est similaire. Par conséquent, la dose 80 mg de simvastatine ne doit être utilisée que chez les patients ayant une hypercholestérolémie sévère et à haut risque de complications cardiovasculaires et qui n'ont pas atteint les résultats espérés à des doses moins élevées et pour lesquels le bénéfice escompté dépasse le risque potentiel. Les patients sous simvastatine 80 mg, nécessitant un autre médicament, avec lequel il existe une interaction, devront recevoir une dose inférieure de simvastatine ou passer à un traitement substitutif par statine ayant un risque moindre d'interaction (voir ci-dessous Mesures pour réduire le risque d'atteinte musculaire provoquées par des interactions médicamenteuses et les rubriques 4.2, 4.3 et 4.5). Dans une étude clinique durant laquelle les patients présentant un risque élevé de maladie cardiovasculaire ont été traités avec 40 mg/jour de simvastatine (suivi médian 3,9 ans), l'incidence des myopathies était approximativement de 0,05 % chez les patients non-chinois (n = 7 367) comparée à 0,24 % chez les patients chinois (n = 5 468). Etant donné que toute la population asiatique évaluée dans cet essai clinique était chinoise, la prudence doit être de mise en prescrivant simvastatine aux patients asiatiques et la dose nécessaire la plus faible devra être utilisée. Altération de la fonction des protéines de transport Une altération de la fonction des protéines hépatiques de transport OATP peut augmenter l'exposition systémique à la simvastatine et accroître le risque de myopathie et de rhabdomyolyse. L'altération de cette fonction peut survenir en raison d'une inhibition par des médicaments présentant une interaction avec la simvastatine (p. ex. ciclosporine) ou chez les patients porteurs de l'allèle c.521T>C du gène SLCO1B1. Les patients porteurs de l'allèle c.521T>C du gène SLCO1B1, qui code pour une protéine OATP1B1 moins active, présentent une exposition systémique plus élevée à la simvastatine et un risque accru de myopathie. D'une manière générale, le risque de myopathie lié à l'administration d'une dose élevée (80 mg) de simvastatine est d'environ 1 %, en l'absence d'un test génétique. Les résultats de l'étude SEARCH indiquent que, chez les porteurs homozygotes de l'allèle C (également appelés " CC ") traités par une dose de 80 mg, le risque de myopathie est de 15 % au cours d'une année, tandis que ce risque est de 1,5 % chez les porteurs hétérozygotes de l'allèle C (" CT ") et de 0,3 % chez les patients présentant le génotype le plus fréquent (" TT ") (voir rubrique 5.2). Si possible, chez certains patients, l'évaluation du rapport risques/bénéfices préalable à la prescription d'un traitement par 80 mg de simvastatine doit inclure un test génotypique en vue d'établir la présence éventuelle de l'allèle C. L'administration de doses élevées est à éviter si l'on dépiste un génotype CC. Néanmoins, l'absence de ce gène à l'examen génotypique n'exclut en rien la possibilité de myopathie. Dosage de la créatine kinase La créatine kinase (CK) ne doit pas être dosée après un effort intense ou en présence de toute autre cause possible d'élévation de CK car cela en rendrait l'interprétation difficile. Si le taux de CK à l'état basal est significativement élevé par rapport à la normale (> 5 x LSN), il doit être contrôlé dans les 5 à 7 jours pour confirmer les résultats. Avant le traitement Tous les patients débutant un traitement par la simvastatine ou ceux dont l'augmentation de la posologie est en cours, doivent être informés du risque d'atteinte musculaire et de la nécessité de signaler rapidement toute douleur musculaire inexpliquée, sensibilité douloureuse ou faiblesse musculaire. Une attention particulière doit être portée aux patients ayant des facteurs prédisposant à la survenue d'une rhabdomyolyse. Afin d'établir une valeur basale de référence, le taux de CK doit être mesuré avant d'initier un traitement dans les situations suivantes: Patients âgés (≥ 65 ans), Population féminine, Insuffisance rénale, Hypothyroïdie non contrôlée, Antécédents personnels ou familiaux de maladie musculaire héréditaire, Antécédents de toxicité musculaire avec une statine ou un fibrate, Abus d'alcool. Dans de telles situations, le risque lié au traitement doit être pris en compte par rapport au bénéfice potentiel et une surveillance clinique est recommandée. Si un patient a déjà présenté des troubles musculaires avec un fibrate ou une statine, le traitement avec un médicament de la même classe ne sera initié qu'avec prudence. Si la valeur basale de CK est significativement élevée (> 5 x LSN), le traitement ne doit pas être initié. Pendant le traitement : La survenue de douleurs, faiblesse ou crampes musculaires chez un patient traité par une statine, impose de mesurer la CK. Si, en l'absence d'effort intensif, la valeur est significativement élevée (> 5 x LSN), le traitement doit être arrêté. Si les symptômes musculaires sont sévères et provoquent une gêne quotidienne, même si la valeur de CK est < 5 x LSN, l'arrêt du traitement peut être envisagé. Si une atteinte musculaire est suspectée pour une toute autre raison, le traitement doit être arrêté. De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le traitement par certaines statines. La myopathie nécrosante à médiation auto�immune (IMNM) est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persistent malgré l'arrêt du traitement par la statine (voir rubrique 4.8). Si les symptômes disparaissent et si la valeur de CK redevient normale, une réintroduction de la même statine, ou d'une autre statine peut être envisagée à la posologie la plus faible et sous surveillance étroite. Un taux plus élevé de myopathie a été observé chez les patients chez lesquels la posologie a été augmentée jusqu'à 80 mg (voir rubrique 5.1). Des mesures périodiques de la CK sont recommandées parce qu'elles peuvent être utiles pour identifier des cas subcliniques de myopathie. Cependant, rien ne garantit que ce type de surveillance préviendra une myopathie. Le traitement par simvastatine doit être transitoirement interrompu quelques jours avant une intervention chirurgicale majeure programmée et lors de la survenue d'un épisode médical ou chirurgical majeur. Dans quelques cas, il a été rapporté que les statines induisaient de novo ou aggravaient une myasthénie ou une myasthénie oculaire préexistante (voir rubrique 4.8). Simvastatine Teva doit être arrêté en cas d'aggravation des symptômes. Des récurrences ont été rapportées lorsque la même statine ou une statine différente a été (ré)administrée. Mesures pour réduire le risque d'atteinte musculaire provoquée par des interactions médicamenteuses (voir aussi rubrique 4.5) : Le risque d'atteinte musculaire et de rhabdomyolyse est significativement augmenté en cas d'utilisation concomitante de simvastatine avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (tels que l'itraconazole, le kétoconazole, posaconazole, voriconazole, l'érythromycine, la clarithromycine, la télithromycine, les inhibiteurs de protéase du VIH (comme nelfinavir), le bocéprévir, le télaprévir, la néfazodone, les médicaments contenant du cobicistat), ainsi que le gemfibrozil, la ciclosporine et le danazol. L'utilisation de ces médicaments est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). Le risque d'atteinte musculaire et de rhabdomyolyse est également accru lors de l'utilisation concomitante d'amiodarone d'amlodipine, de vérapamil ou de diltiazem avec certaines doses de simvastatine (voir rubriques 4.2 et 4.5). Le risque d'atteinte musculaire, y compris la rhabdomyolyse peut être accru lors de l'utilisation concomitante de l'acide fusidique et d'une statine (voir rubrique 4.5). Ce risque peut être augmenté en cas d'utilisation concomitante de lomitapide avec la simvastatine chez les patients présentant une HFHo. Par conséquent, en ce qui concerne les inhibiteurs du CYP3A4, l'utilisation concomitante de simvastatine et d'itraconazole, de kétoconazole, posaconazole, voriconazole, d'inhibiteurs de protéase du VIH (comme nelfinavir), de bocéprévir, de télaprévir, d'érythromycine, de clarithromycine, de télithromycine, de néfazodone et des médicaments contenant du cobicistat est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.5). Si le traitement par des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (entrainant une augmentation de 5 fois ou plus de l'ASC) s'avère indispensable, la prise de simvastatine doit être interrompue pendant la durée du traitement (et l'utilisation d'une statine alternative pourrait être considérée). L'association de la simvastatine avec certains autres inhibiteurs moins puissants du CYP3A4 : fluconazole, vérapamil, diltiazem doit être faite avec prudence (voir rubriques 4.2 et 4.5). La prise simultanée de jus de pamplemousse et de simvastatine doit être évitée. L'utilisation de la simvastatine avec le gemfibrozil est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). A cause du risque accru d'atteinte musculaire et de rhabdomyolyse, la posologie de simvastatine ne doit pas dépasser 10 mg/jour chez les patients prenant de la simvastatine avec d'autres fibrates, excepté le fénofibrate (voir rubriques 4.2 et 4.5). En cas de prescription de fénofibrate et de simvastatine, des précautions doivent être prises, car chacun de ces médicaments séparément, peut entraîner des atteintes musculaires. La simvastatine ne peut pas être administrée simultanément à l'acide fusidique systémique ou dans les 7 jours après l'arrêt du traitement par l'acide fusidique. Si le traitement par acide fusidique systémique s'avère nécessaire, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par acide fusidique. On a rapporté des cas de rhabdomyolyse (y compris quelques cas d'issue fatale) chez des patients ayant reçu une association d'acide fusidique et des statines (voir rubrique 4.5). Le patient doit être invité à demander immédiatement un avis médical s'il présente de quelconques symptômes de faiblesse, de douleur ou de sensibilité musculaires. Le traitement par statine peut être repris sept jours après la dernière dose d'acide fusidique. Dans des circonstances exceptionnelles, où un traitement prolongé par acide fusidique systémique est nécessaire, par exemple pour le traitement d'infections graves, la nécessité d'une administration concomitante de simvastatine et d'acide fusidique sera envisagée au cas par cas et sous contrôle médical strict. L'utilisation concomitante de simvastatine à des posologies > 20 mg/jour avec de l'amiodarone, de l'amlodipine, du vérapamil ou du diltiazem doit être évitée. L'utilisation concomitante de simvastatine à des posologies > 40 mg/jour avec le lomitapide doit être évitée chez les patients présentant une HFHo (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.5). Les patients prenant des médicaments connus comme ayant un effet inhibiteur modéré sur CYP3A4, à des doses thérapeutiques de façon concomitante avec la simvastatine, en particulier les fortes doses de simvastatine, ont un risque accru d'atteinte musculaire. En cas de co-administration de simvastatine et d'un inhibiteur modéré du CYP3A4 (agents multipliant par 2 à 5 l'ASC), un ajustement de la posologie de la simvastatine peut être nécessaire. Pour certains inhibiteurs modérés du CYP3A4, par exemple le diltiazem, une dose maximale de 20 mg de simvastatine est recommandée (voir rubrique 4.2). La simvastatine est un substrat du transporteur de relargage de la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP). L'administration concomitante des inhibiteurs de la BCRP (tels que elbasvir et grazoprevir) peut entrainer une augmentation des concentrations plasmatiques de simvastatine et un risque accru de myopathie ; par conséquent, un ajustement posologique de la simvastatine doit être envisagé en fonction de la dose prescrite. L'administration concomitante d'elbasvir et de grazoprevir avec la simvastatine n'a pas été étudiée ; cependant, la dose de simvastatine ne doit pas dépasser 20 mg par jour chez les patients recevant de façon concomitante des médicaments contenant de l'elbasvir ou du grazoprevir (voir rubrique 4.5). En cas d'administration concomitante d'inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase et de la niacine (acide nicotinique) à doses hypolipidémiantes (≥ 1 g/jour), de rares cas d'atteinte musculaire/rhabdomyolyse ont été observés. Chacun de ces médicaments séparément, peut entraîner des atteintes musculaires. Lors d'une étude clinique (suivi médian 3,9 ans) incluant des patients présentant un risque élevé de maladie cardiovasculaire avec des taux de LDL-cholestérol bien contrôlés par 40 mg/jour de simvastatine avec ou sans ézetimibe 10 mg, il n'y a eu aucun bénéfice supplémentaire sur les évènements cardiovasculaires consécutif à l'ajout de la niacine (acide nicotinique) à doses hypolipidémiantes (≥ 1 g/jour). Par conséquent, le rapport bénéfice/risque de l'association de la simvastatine avec la niacine (acide nicotinique) à doses hypolipidémiantes (≥ 1 g/jour) ou avec des produits contenant de l'acide nicotinique doit être soigneusement évalué par le prescripteur. Les signes et symptômes de douleurs musculaires, de sensibilité ou faiblesse musculaires, devront être étroitement surveillés particulièrement pendant les premiers mois de traitement, et lorsque la posologie de l'un ou l'autre des médicaments est augmentée. De plus, dans cette étude, l'incidence des myopathies était approximativement de 0,24 % chez les patients chinois traités par 40 mg de simvastatine ou par ézétimibe/simvastatine 10 mg/40 mg, comparée à 1,24 % chez les patients chinois traités par 40 mg de simvastatine ou par ézétimibe/simvastatine 10 mg/40 mg et l'association Acide nicotinique à libération modifiée/Laropiprant 2 000 mg/40 mg. Etant donné que la seule population asiatique évaluée dans cet essai clinique était chinoise, et que l'incidence des myopathies est plus élevée chez les patients chinois comparée aux patients non-chinois, la co-administration de simvastatine avec des doses hypolipidémiantes de niacine (acide nicotinique) (≥ 1 g/jour) n'est pas recommandée chez les patients asiatiques. L'acipimox possède une structure proche de celle de l'acide nicotinique. Bien qu'acipimox n'ait pas été étudié, le risque de toxicité musculaire peut être similaire à celui de l'acide nicotinique. Daptomycine Des cas de myopathie et/ou de rhabdomyolyse ont été rapportés lors de l'administration concomitante d'inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (tels que simvastatine) avec la daptomycine. La prudence est recommandée lors de la prescription d'inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase avec la daptomycine, car l'un ou l'autre de ces médicaments peut entrainer une myopathie et/ou une rhabdomyolyse lorsqu'ils sont administrés seuls. Un arrêt temporaire de simvastatine doit être envisagé chez les patients traités par la daptomycine à moins que les avantages d'une administration concomitante prévalent sur les risques. Consulter les informations de prescription de la daptomycine pour obtenir plus d'informations sur cette interaction potentielle avec les inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (tels que simvastatine) et pour plus de conseils sur la surveillance (voir rubrique 4.5). Effets hépatiques : Dans les études cliniques, des élévations persistantes des transaminases sériques (> 3 x LSN) sont survenues chez quelques patients adultes recevant de la simvastatine. Lorsque la simvastatine a été interrompue ou arrêtée chez ces patients, les valeurs des transaminases sont généralement revenues lentement aux valeurs avant traitement. Il est recommandé de pratiquer des tests fonctionnels hépatiques avant le début du traitement, puis ensuite si indiqué cliniquement. Chez les patients dont la posologie est augmentée à 80 mg, des tests supplémentaires doivent être pratiqués avant l'ajustement posologique, 3 mois après l'ajustement à 80 mg, puis périodiquement ensuite (par exemple, 2 fois par an) pendant la première année du traitement. Une attention particulière doit être portée aux patients dont les transaminases augmentent ; chez ces patients, les dosages doivent être répétés rapidement puis effectués plus fréquemment par la suite. Si une élévation des transaminases persiste, en particulier au-delà de 3 x LSN, elle conduira à l'arrêt du traitement. A noter que les ALAT peuvent émaner des muscles, par conséquent une augmentation des ALAT et des CK peuvent être le signe d'une atteinte musculaire (voir ci-dessus Atteinte musculaire/Rhabdomyolyse). Depuis la mise sur le marché, de rares cas d'insuffisance hépatique fatals et non fatals ont été rapportés chez des patients prenant des statines, incluant la simvastatine. Si des lésions hépatiques graves avec des symptômes cliniques et/ou une hyperbilirubinémie ou une jaunisse se déclarent pendant le traitement par simvastatine, arrêtez rapidement le traitement. Si aucune autre cause n'est trouvée, ne pas recommencer le traitement par simvastatine. La simvastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients consommant d'importantes quantités d'alcool. Comme pour d'autres médicaments hypolipémiants, des élévations modérées (< 3 x LSN) des transaminases sériques ont été signalées lors d'un traitement par la simvastatine. Ces élévations, survenues peu de temps après l'instauration du traitement, ont été souvent transitoires et n'ont pas été accompagnées de symptomatologie clinique. L'interruption du traitement n'a pas été nécessaire. Diabète Certaines données suggèrent que les statines en tant que classe induisent une élévation de la glycémie et que, chez certains patients présentant un risque élevé de développer ultérieurement un diabète, elles peuvent produire un niveau d'hyperglycémie nécessitant un traitement similaire à celui d'un diabète manifeste. Ce risque est néanmoins compensé par la réduction du risque vasculaire obtenue grâce aux statines et il ne doit donc pas constituer un motif d'arrêt du traitement par la statine. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/l, IMC > 30 kg/m2 , élévation des taux de triglycérides, hypertension) doivent faire l'objet d'une surveillance, tant clinique que biochimique, conforme aux directives nationales. Pneumopathie interstitielle Des cas de pneumopathies interstitielles ont été rapportés lors de la prise de certaines statines, y compris la simvastatine, en particulier en cas de traitement à long terme (voir rubrique 4.8). Les symptômes se caractérisent par une dyspnée, une toux non-productive, et une altération de l'état de santé général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine doit être interrompu. Population pédiatrique La sécurité et l'efficacité de la simvastatine chez les patients de 10-17 ans présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote ont été évaluées dans une étude clinique contrôlée conduite sur des adolescents de sexe masculin au stade II de Tanner ou plus et des filles post�ménarchales depuis au moins 1 an. Les patients traités par simvastatine avaient un profil d'événements indésirables en général comparable à celui des patients sous placebo. Des doses supérieures à 40 mg n'ont pas été évaluées dans cette population. Dans cette étude contrôlée limitée, il n'y avait pas d'effet décelable sur la croissance ou la maturation sexuelle des adolescents (filles ou garçons) ni d'effet sur la longueur du cycle menstruel chez les filles (voir sections 4.2, 4.8 et 5.1). Les adolescentes doivent recevoir un conseil contraceptif adéquat pendant le traitement par simvastatine (voir sections 4.3 et 4.6). Chez les patients de <18 ans, l'efficacité et la sécurité n'ont pas été étudiées sur des périodes de traitement >48 semaines et les effets à long terme sur la maturation physique, intellectuelle et sexuelle ne sont pas connus. La simvastatine n'a pas été étudiée chez les patients de moins de 10 ans ni chez les enfants prépubères ou les filles préménarchales. Excipient(s) : Lactose Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Hypercholestérolémie
Prévention cardiovasculaire
Ne prenez jamais Simvastatine Teva
si vous êtes allergique à la simvastatine ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament mentionnés dans la rubrique 6.
si vous avez actuellement des problèmes hépatiques.
si vous êtes enceinte ou que vous allaitez.
si vous prenez un ou plus d'un des médicaments ou substance actives suivants en même temps :
o de l'itraconazole, du kétoconazole, du posaconazole ou du voriconazole (utilisés dans le traitement de certaines infections fongiques).
o de l'érythromycine, de la clarithromycine ou de la télithromycine (utilisés dans le traitement des infections).
o des inhibiteurs de protéase du VIH tels qu'indinavir, nelfinavir, ritonavir et saquinavir (inhibiteurs de protéase du VIH utilisés dans le traitement des infections par le VIH).
o du bocéprévir ou du télaprévir (utilisés dans le traitement des infections induites par le virus de l'hépatite C).
o de la néfazodone (utilise dans le traitement de la dépression).
o du cobicistat.
o du gemfibrozil (utilisé pour baisser le cholestérol).
o de la ciclosporine (utilisée chez les patients transplantés).
o du danazol (une hormone de synthèse, utilisée pour traiter l'endométriose, lorsque la muqueuse utérine se développe à l'extérieur de l'utérus).
Ne dépassez pas la dose de Simvastatine Teva 40 mg si vous prenez du lomitapide (utilisé pour traiter une maladie génétique grave et rare, liée au cholestérol).
Demandez à votre médecin si vous n'êtes pas certain que votre médicament soit listé ci-dessus.
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre Simvastatine Teva.
Informez votre médecin :
de toutes vos affections médicales, y compris les allergies.
si vous consommez de grandes quantités d'alcool.
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.
Les termes suivants sont utilisés pour décrire la fréquence à laquelle les effets indésirables ont été rapportés :
Rare (peuvent affecter jusqu'à 1 personne sur 1 000), Très rare (peuvent affecter jusqu'à 1 personne sur 10 000), Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Les effets indésirables rares et sévères suivants ont été rapportés.
Si vous développez effets indésirables graves à ce médicament, arrêtez immédiatement de le prendre et dites-le immédiatement à votre médecin, ou rendez-vous au service des urgences de l'hôpital le plus proche.
douleur, sensibilité, faiblesse, crampes musculaires, rupture musculaire (très rare). En de rares occasions, ces problèmes musculaires peuvent être graves, notamment une dégradation musculaire (rhabdomyolyse) entraînant une lésion des reins ; et de très rares cas de décès se sont produits. réactions d'hypersensibilité (allergiques), incluant :
o gonflement de la face, de la langue et de la gorge pouvant entraîner des difficultés respiratoires (angio-oedème)
o douleurs musculaires graves, habituellement dans les épaules et les hanches (polymyalgia rheumatica).
o éruption cutanée accompagnée d'une faiblesse des membres et des muscles du cou.
o éruption cutanée ou plaies de la bouche (éruptions lichénoïdes induites par le médicament) (très rare).
o douleur ou inflammation des articulations.
o inflammation des vaisseaux sanguins (vasculite).
o ecchymoses inhabituelles, éruptions cutanées et gonflement (dermatomyosite), urticaire,
sensibilité de la peau au soleil, fièvre, bouffées vasomotrices.
o haleine courte (dyspnée) et sensation de malaise.
o tableau clinique ressemblant à un lupus (comportant une éruption, des troubles articulaires et des effets sur les cellules sanguines). inflammation du foie avec les symptômes suivants : jaunissement de la peau et des yeux,
démangeaison, urine de couleur foncée ou selles pâles, sensation d'être fatigué(e) ou faible, perte
de l'appétit, insuffisance hépatique fatale et non fatale (très rare). inflammation du pancréas, souvent avec douleur abdominale sévère.
L'effet indésirable grave et très rare suivant a été rapporté :
une réaction allergique grave pouvant entraîner des difficultés respiratoires ou des vertiges (anaphylaxie). gynécomastie (hypertrophie mammaire chez les hommes).
Les effets indésirables suivants ont également été rapportés dans de rares cas :
faible nombre de globules rouges (anémie). engourdissement ou faiblesse dans les bras et les jambes. maux de tête, sensation de picotements, étourdissements. vision floue, troubles visuels. troubles digestifs (douleur abdominale, constipation, flatulence, indigestion, diarrhée, nausées, vomissements). éruption cutanée, démangeaison, chute des cheveux. faiblesse. troubles du sommeil (très rare). troubles de la mémoire (très rare), perte de mémoire, confusion.
Les effets indésirables suivants ont également été rapportés, mais leur fréquence ne peut être estimée à partir des informations disponibles (fréquence indéterminée) :
dysfonction érectile. dépression. problèmes de tendons, parfois compliqués par une rupture du tendon. faiblesse musculaire constante. myasthénie (maladie provoquant une faiblesse musculaire générale, pouvant parfois toucher les
muscles utilisés pour respirer). myasthénie oculaire (maladie provoquant une faiblesse des muscles oculaires).
Adressez-vous à votre médecin si vous présentez une faiblesse dans vos bras ou vos jambes qui
s'aggrave après des périodes d'activité, une vision double ou des paupières tombantes, des difficultés à
avaler ou un essoufflement.
On a rapporté les effets indésirables suivants avec certaines statines:
troubles du sommeil incluant des cauchemars. troubles sexuels. problèmes de respiration dont toux persistante et/ou souffle court ou fièvre. diabète. La survenue d'un diabète est plus probable si vous avez des taux élevés de sucre et de graisses dans le sang, un surpoids ou une tension artérielle élevée. Votre médecin doit vous
surveiller pendant que vous prenez ce médicament.
Valeurs de laboratoire
Des tests sanguins de laboratoires ont montré une augmentation de la fonction hépatique et d'une enzyme musculaire (créatine kinase).
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.
Ceci s'applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous
pouvez également déclarer les effets indésirables directement via l'Agence fédérale des médicaments
et des produits de santé - Division Vigilance - Boîte Postale 97, 1000 BRUXELLES Madou - Site
internet : www.notifieruneffetindesirable.be - e-mail : adr@afmps.be. En signalant les effets
indésirables, vous contribuez à fournir davantage d'informations sur la sécurité du médicament.
Ne prenez pas Simvastatine Teva si vous êtes enceinte, désirez le devenir ou pensez l'être. Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, arrêtez immédiatement de prendre Simvastatine Teva et consultez votre médecin. Ne prenez pas Simvastatine Teva si vous allaitez, parce qu'on ne sait pas si ce médicament passe dans le lait maternel.
Vous ne devez pas prendre Simvastatine Teva si vous avez :
Si vous avez des questions, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
Grossesse Ce médicament est contre-indiqué pendant la grossesse (cf. section 4.3). La sécurité d'emploi n'a pas été établie chez la femme enceinte. Aucune étude clinique contrôlée de la simvastatine n'a été menée chez la femme enceinte. De rares cas d'anomalies congénitales ont été rapportés après une exposition intra-utérine à des inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase. Toutefois, lors de l'analyse d'environ 200 grossesses suivies de façon prospective exposées au cours du premier trimestre à la simvastatine ou à un autre inhibiteur de la HMG-CoA réductase étroitement apparenté, l'incidence des anomalies congénitales était comparable à celle observée dans la population générale. Le nombre de grossesses était statistiquement suffisant pour exclure une augmentation ≥ à 2,5 fois des anomalies congénitales par rapport à l'incidence de base. Bien qu'il n'y ait aucune preuve que l'incidence des anomalies congénitales dans la descendance des patientes prenant de la simvastatine ou un autre inhibiteur de l'HMG-CoA réductase étroitement apparenté diffère de celle observée dans la population générale, le traitement de la mère par la simvastatine peut réduire les taux fœtaux de mévalonate qui est un précurseur de la biosynthèse du cholestérol. L'athérosclérose est une maladie chronique, et en général, l'arrêt des médicaments hypolipémiants au cours de la grossesse devrait avoir peu d'impact sur le risque à long terme associé à l'hypercholestérolémie primaire. Pour ces raisons, ce médicament ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte, qui envisage de l'être ou qui pense l'être. Le traitement par la simvastatine doit être interrompu pendant la durée de la grossesse ou jusqu'à ce que l'absence de grossesse ait été vérifiée (voir rubriques 4.3 et 5.3). Allaitement On ne sait pas si la simvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. De nombreux médicaments étant excrétés dans le lait maternel, et en raison du risque d'effets indésirables graves, les femmes prenant ce médicament ne doivent pas allaiter (cf. section 4.3). Fertilité Aucune donnée n'est disponible sur les effets de la simvastatine sur la fertilité humaine. La simvastatine n'a eu aucun effet sur la fertilité des rats mâles et femelles (voir rubrique 5.3).
Hypercholestérolémies
Hypercholestérolémie familiale homozygote
Prévention cardiovasculaire
Mode d'administration
| CNK | 2062024 |
|---|---|
| Fabricants | Arega Pharma NV, Teva Belgium |
| Marques | Teva |
| Largeur | 50 mm |
| Longueur | 111 mm |
| Profondeur | 27 mm |
| Quantité du paquet | 30 |
| Ingrédients actifs | simvastatine |
| Préservation | Température ambiante (15°C - 25°C) |